Protocole de coopération local « tiques » – CPTS La Licorne

Détails du projet

Nom de la CPTS : CPTS La Licorne
Département : Creuse (23)
Mission :
Objectif : Sécuriser la prise en charge des piqûres de tiques par un protocole local de coopération
Catégorie : Protocole(s) de coopération
Contact : [email protected]
morsure-de-tique

Contexte

Les piqûres de tiques représentent un enjeu de santé publique croissant. Les CPTS peuvent mettre en place des protocoles de coopération pour sécuriser et harmoniser leur prise en charge sur les territoires. C’est le cas de la CPTS La Licorne :

  • Territoire rural de la Creuse, environ 18 600 habitants, une centaine de professionnels installés.
  • Forte prévalence régionale des maladies vectorielles à tiques (ancienne région Limousin).
  • Nombreuses consultations médicales évitables liées à des piqûres de tiques simples ou de courte durée.
  • Volonté de la CPTS de tester les outils à disposition, notamment les protocoles locaux de coopération, dans le cadre de la mise en œuvre de l’ACI (signature en mai 2024) .

Objectifs généraux

Mettre en place un protocole local de coopération sur la prise en charge des piqûres de tiques et du stade précoce de la maladie de Lyme, afin d’améliorer l’accès à une prise en charge rapide et adaptée sur le territoire de la CPTS La Licorne, tout en optimisant le temps médical disponible .

 

Objectifs spécifiques

  • Déléguer, dans un cadre sécurisé, la prescription d’antibiotiques au stade 1 de la maladie de Lyme (érythème migrant).
  • Permettre aux pharmaciens et infirmiers formés d’intervenir dans la prise en charge, en lien avec des médecins délégants.
  • Réduire les consultations médicales non pertinentes (tiques encore accrochées, piqûres < 24h).
  • Renforcer la coordination interprofessionnelle sur un sujet de santé publique identifié.
  • Expérimenter un protocole simple, applicable et reproductible sur d’autres territoires .

 

Actions

1. Constitution d’un groupe pilote (5 à 8 professionnels : médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers)

  • 4 réunions de travail
  • Appui sur un support national de 48 items pour cadrer les critères d’inclusion/exclusion
  • Élaboration d’un visuel de communication avec un graphiste

 

2. Création d’une formation spécifique d’une journée comprenant :

  • Présentation détaillée du protocole
  • Conduite à tenir face aux patients
  • Rappels sur la pathologie et les traitements
  • Interventions de :
    • un pharmacien (classes d’antibiotiques),
    • un médecin (QCM protocole / Lyme),
    • Pr Jean-François Fauché (CHU Limoges, infectiologie),
    • ARS et CPAM (sécurisation réglementaire).

 

3. Déclaration officielle du protocole auprès de l’ARS, avec transmission des informations RPPS et professionnelles des délégants/délégués.

 

4. Centralisation des outils dans un document unique :

  • arbre décisionnel,
  • protocole,
  • ordonnance type,
  • compte rendu,
  • documents de rémunération.

 

5. Organisation du circuit d’information et de rémunération :

  • transmission via MSS au médecin délégant et à la coordinatrice,
  • remise d’une fiche conseils au patient,
  • rémunération semestrielle (12 € délégué / 4 € délégant),
  • capacité actuelle : 125 patients/an .

Partenaires

  • Professionnels de santé du territoire : médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers.
  • ARS Nouvelle-Aquitaine (déclaration et sécurisation du protocole).
  • CPAM (appui institutionnel et communication auprès des pharmacies).
  • CHU de Limoges – service d’infectiologie.
  • Centre Régional des Maladies Vectorielles à Tiques (CRMVT) de Clermont-Ferrand.
  • CPIE de la Creuse (co-construction de la fiche conseils).
  • Initiative CiTIQUE (sensibilisation et science participative) .

Bilan

  • 17 délégués pour 3 médecins délégants engagés dans le protocole.
  • Environ 30 inclusions entre mai et juillet 2025.
  • Forte mobilisation initiale nécessitant un investissement important de la coordination (formation, administratif, suivi, communication), puis charge de travail réduite une fois le protocole installé.
  • Protocole jugé simple, utile et réellement utilisé par les professionnels.
  • Prévision d’une seconde session de formation en mars 2026, ouverte à d’autres professionnels (préparateurs, étudiants, assistants médicaux).
  • Protocole déjà déployé dans une CPTS en Normandie, avec adaptations (formation réduite à une demi-journée) .

Indicateurs d’évaluation

  • Nombre de professionnels formés et engagés (délégués / délégants).
  • Nombre d’inclusions de patients dans le protocole.
  • Nombre d’actions de formation et de sensibilisation réalisées.
  • Satisfaction qualitative des professionnels (retours terrain).

Retrouvez le témoignage complet dans cet article et dans la vidéo ci-dessous :

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